Bactéries photosynthétiques : les mal connues du bassin, possèdent un mode d’action très différent des bactéries classiques de filtration biologique.
Elles utilisent la lumière, les matières organiques dissoutes et certains composés minéraux pour produire de l’énergie et se développer. Leur activité se situe à l’interface biologique, organique et chimique du bassin.
Dans un bassin, de nombreuses matières organiques dissoutes sont présentes dans l’eau.
On retrouve notamment protéines, acides aminés, résidus alimentaires, mucus et excréments dégradés.
Les bactéries photosynthétiques absorbent une partie de ces composés avant leur fermentation.
Elles limitent ainsi la formation d’une pollution organique instable.
Cette action réduit la charge organique dissoute dans le bassin.
Elle limite également les fermentations et améliore la stabilité biologique de l’eau.
Les composés absorbés sont transformés en biomasse bactérienne et en métabolites biologiques.
Une partie est ensuite éliminée par la filtration et l’entretien du bassin.
Les bactéries photosynthétiques absorbent une partie de ces composés avant leur fermentation ou leur transformation en pollution organique plus instable.
Elles participent également à une concurrence microbienne naturelle contre certaines bactéries indésirables, les fermentations anaérobies et certains microorganismes producteurs d’odeurs.
Leur présence s’associe souvent à moins de vase noire, moins d’odeurs organiques et une eau biologiquement plus stable.
Contrairement aux bactéries nitrifiantes, elles ne sont pas des spécialistes dans la transformation de l’ammoniaque.
Elles peuvent néanmoins utiliser une partie de l’ammonium et certains composés azotés organiques, ce qui réduit parfois indirectement la pression exercée sur le filtre biologique.
Bactéries photosynthétiques : les mal connues du bassin et leur action sur les algues.
Leur consommation d’oxygène reste généralement plus faible que celle des bactéries nitrifiantes ou des bactéries hétérotrophes classiques. Elles utilisent principalement l’énergie lumineuse dans leur métabolisme. Elles respirent toutefois également et peuvent consommer de l’oxygène, notamment la nuit, lorsque la lumière est absente. Une bonne oxygénation reste donc indispensable.
Certaines souches produisent aussi des enzymes, vitamines, antioxydants et composés bioactifs participant à la stabilité microbiologique globale du bassin.
Leur action sur les algues est principalement indirecte. Elles limitent les déséquilibres biologiques grâce à la concurrence nutritive, à la réduction des matières organiques dissoutes et à la stabilisation du microbiote.
Moins de pollution organique et moins de déséquilibre biologique favorisent généralement une diminution des algues opportunistes.
Leur efficacité est maximale dans les bassins riches en matières organiques, avec forte oxygénation, filtration mécanique efficace et lorsque les UV, ou l’ozone, sont coupés temporairement après ajout.
Les UV détruisent une partie importante des bactéries présentes en suspension dans l’eau.
Les bactéries photosynthétiques peuvent vivre en suspension dans l’eau mais aussi se fixer sur différentes surfaces du bassin.
Les bactéries photosynthétiques colonisent principalement les masses filtrantes, les biofilms, les parois, les roches, les graviers, les boues superficielles et les supports biologiques poreux.
Elles se développent surtout dans les zones où l’on retrouve de la matière organique dissoute. Une circulation d’eau suffisante, de la lumière et un environnement biologique stables sont des besoins essentiels.
Contrairement aux bactéries nitrifiantes qui colonisent principalement les supports très oxygénés du filtre biologique, les bactéries photosynthétiques se développent davantage sur les interfaces riches en matières organiques et dans les biofilms organiques.
On les retrouve souvent sur les couches superficielles des biofilms, dans les zones organiques du filtre, sur les dépôts fins, dans certaines parties éclairées des chambres biologiques et dans les zones modérément oxygénées.
Leur adhérence repose sur la formation d’un biofilm bactérien leur permettant de se fixer durablement sur les supports.
Une fois implantées, elles participent à l’équilibre microbien global du bassin aux côtés des bactéries nitrifiantes et des autres microorganismes du filtre.
Leur développement dépend principalement de la présence de matières organiques, de l’oxygénation, de la lumière, de la stabilité biologique du bassin et de l’arrêt temporaire des UV après introduction.
Les UV détruisent surtout les bactéries présentes en suspension dans l’eau. Une fois fixées dans les biofilms et sur les supports biologiques, elles deviennent beaucoup plus résistantes.






