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PISCICULTURE DE SAINT MORAT

TUTO KOI : 10 critères pour bien choisir + New Bowls (spécial fin d’année)

TUTO KOI 10 critères pour bien choisir New Bowls

Choisir une carpe koi ne se résume pas à une question de taille ou de couleurs. Derrière un beau poisson se cachent des critères techniques déterminants : génétique, éleveur, conditions de bassin, qualité de l’eau et rythme de nourrissage.
Dans cette vidéo, l’équipe de France Carpe Koï Bassin partage une approche concrète, issue du terrain, pour éviter les erreurs courantes et faire des choix durables.

-> Retrouvez la vidéo intégrée ci-dessous, puis le résumé des points clés.

1. La génétique : la base de tout

La capacité d’un koi à grandir correctement dépend avant tout de sa génétique.
Tous les poissons peuvent grossir, mais tous ne conserveront pas une qualité de body, de pattern et de couleurs en évoluant. Certaines variétés s’y prêtent mieux que d’autres.

👉 Un koi très coloré mais mal structuré n’évoluera pas aussi bien qu’un poisson génétiquement équilibré.

2. L’éleveur : un critère déterminant

Le travail de sélection de l’éleveur influence directement :

  • la croissance,

  • la stabilité des couleurs,

  • la robustesse du poisson.

Les élevages reconnus investissent sur plusieurs générations. Cela explique aussi les écarts de prix observés sur le marché.

3. Tosaï, Nisaï, Sansaï : comprendre ce que l’on achète

  • Tosaï : pari sur l’avenir, évolution plus incertaine mais budget plus accessible.

  • Nisaï : poisson plus stable, déjà bien formé.

  • Sansaï et plus : évolution avancée, coût plus élevé, moins de surprises.

👉 Le choix dépend autant de vos objectifs que de votre budget.

4. Le bassin : support indispensable à l’évolution

Même un excellent koi ne pourra pas s’exprimer sans un bassin adapté.

Points clés évoqués dans la vidéo :

  • Profondeur minimale : 1,30 m (idéalement 1,50 m et plus)

  • Volume conseillé : 20 à 25 m³ minimum

  • Largeur suffisante pour éviter l’effet “couloir”

  • Zones de nage favorisant la régulation thermique

Un bassin trop petit limite la croissance et dégrade la qualité de vie des poissons.

5. Qualité de l’eau et filtration

La qualité de l’eau reste le nerf de la guerre :

  • filtration efficace,

  • changements d’eau réguliers,

  • contrôle des paramètres,

  • attention particulière à l’oxygénation, surtout en été.

Un beau koi dans une eau médiocre ne restera jamais un beau koi.

6. Nourriture et rythme d’alimentation

La nourriture doit être :

  • adaptée à la saison,

  • distribuée selon la température de l’eau,

  • donnée à un rythme cohérent pour permettre une bonne digestion.

Trop nourrir ou nourrir au mauvais moment nuit directement à la croissance et à la santé.

7. Évolution, patience et observation

Un koi est un être vivant, pas un produit figé.
Son évolution dépend d’un ensemble de facteurs : génétique, environnement, alimentation et suivi régulier.

👉 Observer, ajuster et laisser le temps faire son travail est souvent la meilleure stratégie.

Aller plus loin

TRANSCRIPTION Complète de la vidéo !

Intro : dernière vidéo de l’année + merci (19 décembre 2025)

Bonjour à tous. Nous sommes le 19 décembre 2025 : dernière vidéo de l’année.

On voulait d’abord vous remercier pour les portes ouvertes qui ont eu lieu il y a une dizaine de jours. Il y avait du monde, et on est très contents : malgré un peu de pluie le matin, la journée s’est très bien passée, et l’essentiel, c’est que tout le monde ait été satisfait.

L’activité continue : on a encore acheté des poissons, notamment via des enchères. On arrive aussi sur la période de sélection des tosaï, donc ça repart.

Dans cette vidéo, on fera :

  1. un tuto pour mieux choisir ses koïs,

  2. puis un tour des derniers achats (“new bowls”) pour vous montrer les nouveautés.

Tuto : bien choisir un koi (les points à garder en tête)

1) Croissance : ne pas confondre “grossir vite” et “qualité”

La question qu’on nous pose tout le temps : “Est-ce que ça va grossir ?”
Oui, un poisson peut grossir, mais il faut garder des règles de base : la croissance ne fait pas tout. Ce n’est pas parce qu’un koi est gros qu’il est beau.

On voit des bassins pas énormes avec des poissons autour de 75 cm, ce qui est déjà très bien, et parfois des bassins avec des poissons plus gros mais qui ont “grossi vite” et qui n’ont pas forcément une qualité aussi bonne.

Il ne faut pas confondre :

  • la vitesse de croissance,

  • et la qualité intrinsèque du poisson (body, peau, pattern, tenue des couleurs).

Certaines variétés se prêtent moins à viser des tailles extrêmes : par exemple, un Goshiki à 1 m, c’est compliqué.

2) La génétique : le socle

Le premier point, c’est la génétique : c’est elle qui détermine si votre poisson a le potentiel de devenir gros… ou très gros… ou pas.

Bien sûr, il y a aussi :

  • la taille,

  • les couleurs,

  • le pattern qui “tient” dans le temps.

Beaucoup de personnes regardent d’abord la couleur (c’est ce qui interpelle), mais il faut garder en tête qu’un koi monochrome (Karigoi, Chagoi, etc.) a souvent une capacité de croissance plus importante. Cela dit, certaines variétés comme des Kohaku peuvent aussi pousser fort.

3) L’éleveur : un facteur clé (et une réalité économique)

L’éleveur est important, puisque la génétique vient de là. Il y a des éleveurs qui travaillent spécifiquement la croissance tout en gardant la qualité.

Exemple : certaines ventes aux enchères (comme chez Momotaro) ont une demande telle que les sites peuvent saturer. Si la demande est forte, il y a une réalité économique : les poissons capables de pousser très fort ont un coût.

4) Tosaï / Nisaï / Sansai : stabilité vs surprise (et budget)

Il faut aussi savoir sur quoi vous partez :

  • Tosaï : intéressant pour voir évoluer, mais la “surprise” peut être totale.

  • Nisaï : plus stabilisé.

  • Sansai et plus : encore plus stable.

Mais là aussi, il y a une réalité de budget et de logistique : un poisson qui voyage seul coûte plus cher en transport que des lots de tosaï (même jumbo), donc le prix final varie fortement.

Attention : un tosaï de très haute qualité peut être plus cher qu’un nisaï. Exemple : un Tanchō Showa à 42 cm (jumbo tosai), c’est rare. Il a ensuite énormément évolué.

Globalement, acheter un koi reste un pari sur l’avenir, parce que c’est du vivant : même avec la génétique, beaucoup de paramètres entrent en compte.

Le support indispensable : le bassin et ses contraintes

5) Volume, dimensions, profondeur : arrêter les bassins “trop petits”

On le répète : ce n’est pas seulement “acheter au bon éleveur”, il faut un support adapté.

Faire des bassins avec 60 cm de profondeur n’a pas de sens si l’objectif est d’élever des koïs.

  • Minimum : environ 1 m, et 1,30 m est un vrai minimum conseillé.

  • Idéalement : 1,50 m, 1,60 m, voire 1,80 m.

Avoir plusieurs zones (ex : 1,30 m et 1,50 m) est intéressant : les poissons se placent spontanément là où c’est plus stable, notamment pour la température. La profondeur apporte de l’inertie et évite des changements trop brusques.

On avait aussi donné des ordres de grandeur :

  • 2,50 m de large minimum,

  • environ 6 m de long pour favoriser la nage,

  • on arrive vite à 20–25 m³.

La largeur aide aussi à éviter l’effet couloir : dans un bassin trop étroit, les poissons peuvent se sentir “oppressés” et fuir quand on arrive sur un côté.

Pour une estimation simple : 20–25 m³ est souvent cohérent pour 10 à 15 koïs maximum, selon l’objectif.

Qualité d’eau : filtration, paramètres, oxygène

6) Eau et filtration : le nerf de la guerre

Vous pouvez avoir les plus beaux poissons du monde : si la qualité d’eau est mauvaise, ça ne marche pas.

Il faut :

  • une filtration digne de ce nom,

  • des changements d’eau réguliers,

  • vérifier les paramètres.

C’est évident, mais c’est fondamental.

7) Oxygène + température : impact direct sur la digestion et l’alimentation

L’oxygène est parfois sous-estimé. Il sert à la respiration, mais aussi à la digestion : quand le poisson mange, ça consomme de l’oxygène.

La teneur en oxygène baisse avec la température : dès que l’eau monte (au-dessus de 25–27°C), il faut faire attention, notamment sur la nourriture.

On évoque des repères :

  • surveiller le taux, surtout en très haute température (28–30°C),

  • attention la nuit : le moment critique est souvent le petit matin (moins de photosynthèse).

Il existe des tests et des oxymètres pour mesurer l’oxygène.

Nourriture : saisonnalité, rythme et nourrisseur

8) Nourriture adaptée aux saisons

La nourriture doit être adaptée : en printemps, la température peut faire le “yoyo”. Ce n’est pas parce que l’eau gagne 3–4°C sur une journée qu’il faut nourrir trop fort d’un coup : il faut augmenter progressivement.

9) Rythme d’alimentation : mieux vaut régulier que trop fréquent

Nourrir trop souvent ne sert à rien : le poisson fait du gras et assimile mal.

Il faut laisser du temps entre les distributions pour que le poisson digère (ça dépend de la température).

Un nourrisseur automatique peut être un vrai plus : il permet plusieurs cycles par jour sans être présent.

Certains modèles qui dispersent la nourriture sont intéressants : ça évite que tout tombe au même endroit (bagarres, blessures, concurrence entre petits et gros).

Filtration avancée : ozone (optionnel) et écumage

10) Ozone : intérêt, limites et prudence

On entend beaucoup de choses sur l’ozone. Sur plusieurs bassins, on n’a pas constaté les problèmes souvent cités (ex : “abîme les couleurs”).

L’ozone sert surtout à :

  • augmenter le potentiel redox,

  • dégrader des saletés,

  • améliorer la transparence et l’esthétique (notamment le blanc qui ressort mieux).

Ce n’est pas une stérilisation de l’eau : les niveaux nécessaires seraient dangereux pour les poissons.

C’est un investissement : c’est cher, et il faut une installation adaptée. Les mélangeurs verticaux sont évoqués comme plus sécurisants que certains mélangeurs en ligne.

Cela dit, on n’a pas forcément besoin d’ozone pour “s’amuser et avoir quelques poissons”. Ça dépend du niveau d’exigence. Un écumeur peut aussi aider, pour un budget moindre.

11) Surveillance et saison froide

Ce qui est important : surveiller les koïs et les paramètres, notamment l’hiver. On y va moins quand il fait froid, mais un bassin peut vite se dégrader si on le laisse.

On refera un tuto en fin d’hiver pour préparer le printemps.

Seconde partie : “New bowls” (nouveaux poissons et nouveautés sur le site)

On passe ensuite sur le site pour montrer les derniers poissons achetés depuis octobre/novembre. Une partie est déjà vendue, l’objectif étant de vous présenter les nouveautés, les évolutions (notamment sur le sumi/noir), les bodies, et les patterns.

Fin de vidéo : fêtes, fermeture, expéditions et frais de port

On vous souhaite de très bonnes fêtes.

Concernant la fin d’année : il y a une période de fermeture, mais les commandes déjà passées seront expédiées.

Enfin, précision sur les frais de port : ils sont offerts sur certains produits, mais pas sur ceux qui nécessitent des emballages spécifiques (ex : équipements fragiles type UV, grosses épuisettes, etc.). Les frais facturés correspondent à une participation, car le coût réel d’expédition est souvent plus élevé.

À très bientôt.

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