Filtration de bassin koï simple mais pas simpliste

Votre filtration de bassin koï

Si certains prônent une évolution du monde du bassin vers le « toujours plus » en matière de technique, toutes plus innovatrices les unes que les autres, je pense pour ma part, que quelques règles de base ne sont toujours pas respectées pour la filtration de bassin koï, ni même comprises, puisque l’on arrive à en débattre encore et encore….

Tous les animaux (donc nous y compris) ont besoin pour mener à bien leur existence de conditions  qui, si elles peuvent être totalement différentes d’une espèce à l’autre, gardent, en dénominateur commun, le besoin d’être protégé des bactéries pathogènes inhérentes à son espèce.

Les pathogènes, en ce qui intéresse les carpes koï, se développent plus particulièrement dans les eaux chargées, riches en matière en suspension, créant de par leur déposition en amas, des zones anoxiques soient dans le bassin, soient dans la filtration, soient dans la tuyauterie adjacente.

Il y a aussi la fourniture en eau provenant d’un forage, d’un puits, infectée, mais là le problème nous échappe directement.

Pour faire simple, et comme déjà dis un million de fois, une filtration pour bassin koï se compose d’une partie mécanique et d’une partie biologique. Deux petites choses aussi simples qui poussent certains à devenir des Ayatollahs de la pensée unique. Je crois que simplicité et bon sens sont deux facteurs à relier sans s’attarder outre mesure.

Le but recherché est d’éviter autant que faire se peut d’entrer tout débris mécanique dans la partie biologique.

Si l’on prend comme exemple, une modeste pompe débitant 6000 l/h, il faut que le filtre soit capable de traiter lui 144000 litres/jr, 4320000 litres/mois et 51840000 litres/an……Traiter veut dire débarrasser de tout polluant biochimique, des particules diverses et variées, l’eau qui traverse ce dit filtre avec pour résultat  visible la croissance du poisson hébergé. C’est le seul but que l’on doit d’avoir en point de mire pour constater l’efficacité d‘une filtration de bassin koï. Un filtre n’est utile au final que s’il apporte une réponse aux besoins des poissons. Sinon….

Petit exemple de filtration

Prenons par exemple un bassin de 11.500 litres muni (tiens ça m’arrange !) d’une pompe de 6000 litres/h. Le filtre de ce système de filtration de bassin koï voit donc passer un peu plus du volume total du bassin toutes les deux heures. Pour se faire il travaille de façon fort simple.

Ce bassin était un vieux bassin non muni d’une véritable bonde de fond. Son béton avait été ferraillé style abri antiatomique et ne permettait pas la mise en place d’une vraie bonde de fond. Par contre la mise en place d’un point d’aspiration optimal a été repensé avec une cuvette toute en pentes intelligentes

bonde de fond inverséeBonde de fond

 Photo La case à koi

 

La collecte s’effectue donc par une bonde de fond dite inversée qui agit comme un bec d’aspirateur. La surface faible du collecteur permet à la bonde de ne rien laisser dans ses environs immédiats. La bonde de fond traditionnelle doit aussi être placée au bon endroit et pas uniquement au petit bonheur la chance…

Le simple fait d’avoir une bonde ne garantit rien si elle n’est pas placée à l’endroit où les courants internes colportent les déchets. L’arrivée du tuyau de 100 dans le filtre est munie d’une vidange propre au tuyau permettant de le nettoyer soigneusement et très régulièrement des dépôts internes .

Les brosses (ben oui !) sont mises dans un volume suffisant permettant également une décantation naturelle dûe au ratio volume / volume passant ainsi qu’à un système up-flow

Photo la Case à koi

 

Photo La case à koi

 

qui sépare le bac de brosses en deux.

La partie biologique de 2 mètres de long par 0.80 de large et 1 mètre de profondeur est simplement remplie de natte Japonaise et alimentée par une très grosse aération et munie de 5 vidanges en 100 permettant un nettoyage facile, rapide donc efficace, sans dépôt résiduel sur le fond ou les parois.

tapis de natte japonaise

Le tout vient prolonger sa course dans un bac tampon muni également d’une grosse aération avant le retour au bassin par une chute d’eau.

Il y a dans le rapport longueur sur profondeur par débit une sédimentation supplémentaire toute naturelle qui s’applique

Ce qui est simple c’est l’adéquation entre le volume du filtre et le volume du bassin lui-même.

Le temps de passage est à apprécier par le dépôt efficace des plus petites MES qui ont le temps de sédimenter dans le filtre et de ne pas en sortir.

L’absence de mécanique autre que les brosses obligent à un nettoyage très régulier(ce qui représente le plus grand désavantage des brosses!)  ce qui permet de diminuer la présence des coliformes fécaux puisque dans cette option obligée (pour cause de coût, tout simplement!) les féces restent en contact avec l’eau un certain temps.

Dans un endroit chaud comme il est question ici, ce changement d’eau régulier est, certes, une petite contrainte, mais aussi un plus évident.
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